QIYUAN HAN · ARTS PREMIERS
À propos

Qiyuan Han
Installé à Paris, Qiyuan Han est le seul Chinois parmi la nouvelle génération de professionnels des arts premiers en France. Intermédiaire en art et collectionneur, il porte un intérêt tout particulier aux arts anciens d’Afrique et s’intéresse également aux arts traditionnels d’Océanie et des Amériques anciennes.
Animé par sa passion pour les arts premiers anciens et pour leur histoire, il accorde une importance particulière au langage sculptural des œuvres, à leur force d’expression artistique, à leur provenance, ainsi qu’à la manière dont les collectionneurs et les historiens de l’art de différentes époques les ont comprises et interprétées.
Galerie Bernard Dulon
Son expérience de manager au sein de la Galerie Bernard Dulon, à Paris, lui permet de travailler au contact d’œuvres importantes d’art africain ancien et de collections privées européennes, et d’approfondir, au fil de sa collaboration quotidienne avec Bernard Dulon, sa connaissance de l’expertise et du marché.
En s’appuyant sur les traditions esthétiques chinoises et asiatiques, il souhaite construire progressivement un regard de connaisseur indépendant et favoriser les échanges entre les marchés de collection européen et chinois.

PHILOSOPHIE DE COLLECTION
L’art premier n’est pas l’antithèse de la civilisation, mais l’une des expressions de sa richesse.
J’ai toujours considéré que l’art premier et la civilisation ne constituaient pas deux notions opposées.
Ce qui me fascine dans les arts premiers anciens, ce sont précisément ces formes d’expression qui échappent à toute définition esthétique unique : le raffinement et l’étrangeté, la magnificence et la simplicité, la rigueur des structures et la liberté de l’imagination, la matérialité des objets et leur dimension spirituelle. Certaines œuvres présentent des formes audacieuses, parfois déroutantes, tout en révélant un langage plastique d’une remarquable maturité et un ordre culturel qui leur est propre.
J’accorde une attention particulière aux matériaux, à la construction des œuvres, aux traces laissées par le temps ainsi qu’à leur authenticité. Je suis également sensible aux esthétiques singulières que les différentes cultures ont élaborées au sein de leurs croyances, de leurs pratiques rituelles et de leur vie quotidienne. Ces expressions artistiques n’ont pas à se conformer à des critères esthétiques universels, ni à se soumettre aux catégories établies par l’histoire de l’art moderne.
À mes yeux, une sculpture d’art premier ancien n’est pas seulement une œuvre d’art : elle est aussi le dépositaire d’une dimension spirituelle et le témoin d’une histoire. Les chefs-d’œuvre qui nous sont parvenus ne représentent peut-être que les rares vestiges de traditions artistiques autrefois florissantes.
Le sens de la collection ne réside pas uniquement dans la possession de ces œuvres, mais aussi dans la volonté de comprendre les mondes dont elles sont issues. Il s’agit également, pour moi, de redécouvrir leur valeur artistique à travers une sensibilité esthétique asiatique, différente de celle qui a traditionnellement façonné le regard des connaisseurs européens.
