QUI SUIS-JE ?
Je suis actuellement en Master 2 Marché de l’art ancien et moderne à l’IESA de Paris, après un parcours en histoire de l’art à Nantes puis en arts plastiques à Rennes. J’aime comprendre les œuvres, leur histoire et la façon dont elles circulent sur le marché.
Au fil de mes expériences, j’ai découvert différents aspects du milieu : une exposition organisée avec ma promotion, un stage à la Galerie Clavé Fine Art, un projet autour d’Antoni Clavé, puis une alternance chez Defrise où je me familiarise chaque jour avec les objets et leur gestion.
Aujourd’hui, je souhaite évoluer dans le monde des ventes aux enchères, un domaine qui correspond à mes envies et dans lequel je me projette avec enthousiasme.
LE PROJET
L’exposition consacrée à Armand Durand que la galerie de l’IESA présentera en juillet 2026 souhaite mettre en lumière un moment essentiel de l’histoire de la reproduction d’art. Les héliogravures que Durand réalisa d’après les eaux-fortes de Rembrandt offrent un terrain privilégié pour interroger la frontière complexe entre copie, interprétation et transmission. À travers ces estampes, il ne s’agit pas de confronter un original à son double, mais de montrer comment une technique du XIXᵉ siècle a permis de sauvegarder l’esprit d’une œuvre du XVIIᵉ, tout en lui donnant une nouvelle existence matérielle.
L’exposition cherche à faire comprendre que l’héliogravure n’est pas seulement un procédé mécanique. Chez Durand, elle devient un véritable travail d’artisan, où la fidélité au geste de Rembrandt se mêle à la précision scientifique d’un graveur attentif à la texture, à la lumière et à l’atmosphère. Présenter ces tirages, c’est rappeler le rôle fondamental des techniques de reproduction dans la diffusion du patrimoine, mais aussi souligner qu’une reproduction peut, elle aussi, posséder une valeur esthétique propre.
Cette rencontre entre Rembrandt et Durand ouvre ainsi une réflexion sur la survie des œuvres, la circulation des images et la manière dont chaque époque réinterprète le passé par ses moyens techniques. L’exposition invite le visiteur à regarder la copie non comme une pâle duplication, mais comme un acte de transmission, de sauvegarde et parfois même de création.
