Anthropologie positive
Des cœurs qui s'ouvrent
Le salut du voyageur tient à son pouce ! Ce petit signe universel qui fait passer de la solitude à la compagnie, de l’adversité des conditions extérieures au confort d’une voiture. Que ce soit par le stop ou lors de rencontres diverses, le backpacker n’est jamais vraiment seul mais au fur et à mesure de son périple c’est toute une litanie de rencontres qui s’enrichit. On dit que les rencontres sont les cartes les plus importantes de la vie, c’est surtout vraie pour le voyageur qui construit son itinéraire au gré des conseils récoltés. Le Routard ou le Guide Vert ne pourront jamais rivaliser avec les précieux avis des locaux.
Petit témoignage de mon passage en Irlande ; partie pour 5 jours de baroude entre Galway et Dingle, j’ai finalement enchaîné 3 semaines, entraînée par les recommandations de mes généreux conducteurs ou des hôtes. Et j’avais bien sûr chaque soir le pub à ne pas manquer avec la session de musique trad’ !
Voyager en solo c’est se faire confiance et redécouvrir la force de son intuition qui se trouve souvent être le meilleur conseiller. Assailli par tous les avis extérieurs, notre petite voix interne s’en trouve souvent étouffée. Savoir se dire « je le sens » ou « je le sens pas » et suivre sa voie, quelque chose de fondamental que nous réapprend le périple en solitaire.
Se faire confiance mais également faire confiance à l’autre, à la bienveillance humaine. Voyager en stop, dormir chez l’habitant, se retrouver dépendant des autres c’est une merveilleuse occasion de donner l’opportunité de donner et d’expérimenter l’accueil qui va souvent au-delà de nos attentes !
Les deux apories du voyageur
Témérité ou audace ?
Insouciance ou confiance ?